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Profil de carrière : Joseph Polossifakis, sabreur olympique et étudiant diplômé

Publié 16 August, 2017 dans Carrières, Chez Bell par 0

Avant de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio 2016, Joseph Polossifakis faisait face à une énorme décision – « jouer le tout pour le tout » et s’entraîner pour les Jeux olympiques ou entreprendre une carrière dans le cadre du Programme du leadership des nouveaux diplômés à Bell. Ce n’est qu’après avoir reçu son acceptation dans le programme qu’il a pris conscience qu’il se devait de réaliser son rêve de représenter le Canada aux Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil. Projetons-nous près d’un an plus tard : Bell lui a gardé sa place, et le sabreur olympique est maintenant un spécialiste en marketing du Programme du leadership des nouveaux diplômés à Bell.ca. Nous avons eu l’occasion de discuter avec Joseph de son parcours olympique, de ce que cela représente d’être l’un des meilleurs escrimeurs au sabre au monde, et de la raison pour laquelle il a choisi de commencer sa carrière chez Bell.

Bell : Parlez-nous un peu de vous.

Joseph Polossifakis : Je suis un sabreur olympique et je pratique l’escrime depuis environ 16 ans. J’ai d’abord tenté de me qualifier pour les Jeux olympiques de 2012 à Londres, mais sans succès. En même temps, j’étais inscrit à l’Université McGill au programme de baccalauréat en commerce, avec une double spécialisation en affaires internationales et en comptabilité, ce qui a pris environ cinq ans, étant donné que je m’entraînais et prenais part à des compétitions. En 2014, j’ai reçu une offre d’emploi de Bell par l’intermédiaire du Programme du leadership des nouveaux diplômés et c’est à ce moment que j’ai pris conscience que je n’étais toujours pas prêt à renoncer à mon rêve olympique. J’ai été très chanceux que Bell accepte de garder ma place au sein du programme. Deux semaines après mon retour de Rio, je travaillais dans un centre d’appels à Toronto. Il a fallu une certaine adaptation, étant donné que je n’ai pas cessé l’escrime complètement. Aujourd’hui, je suis membre de l’équipe Communications marketing affectée à Bell.ca.

Bell : À quoi ressemble une journée « typique » pour vous?

JP : J’ai la chance de vivre près du campus de Montréal. Je me lève vers 8 h, je me prépare et prends l’auto pour aller au travail. C’est merveilleux de pouvoir échapper aux embouteillages!

Cela dépend des jours, mais le soir, je m’entraîne au gym ici même sur le campus. J’ai aussi des séances d’entraînement à l’escrime deux ou trois fois par semaine au Stade olympique et j’aide de jeunes escrimeurs en herbe.

Avant ma vie à Bell, je m’entraînais deux heures le matin, puis j’assistais à mes cours à l’Université McGill. Après les cours, je retournais m’entraîner deux heures de plus. C’était mon horaire cinq jours par semaine et les samedis matins. De plus, j’effectuais régulièrement des séjours de six semaines en Europe. Si l’on veut s’améliorer, il faut s’entraîner avec les Européens. Ils sont très très forts. Par conséquent, la plupart du temps, j’étais à l’extérieur, à participer à des compétitions et à des camps d’entraînement. J’ai manqué beaucoup de cours et j’ai souvent dû rattraper des examens, des épreuves de mi-session et des projets en équipe.

Bell : Qu’est-ce qui vous a incité à vous joindre au Programme du leadership des nouveaux diplômés de Bell? Et à quoi ressemblait le processus?

JP : Pendant que je m’entraînais, j’avais des commanditaires et un salaire, mais cela variait d’une année à l’autre et il n’y avait pas de garanties. Alors que je me rendais à Rio, j’ai subi une grave blessure à la tête et j’ai dû me retirer pendant cinq mois. Au lieu de m’entraîner à Rio, je gardais le lit. Je ne pouvais pas sortir, je ne pouvais pas écouter de musique, je ne pouvais pas dormir – et cela a fini pas affecter ma santé mentale. J’ai perdu mon financement cette année-là, parce que je n’ai pas réussi à me classer parmi les 30 meilleurs athlètes au monde. Cela a causé beaucoup de stress, parce que s’entraîner et participer aux Jeux olympiques coûte environ 30 000 $. J’ai finalement utilisé toutes mes économies, ainsi que d’autres contributions, pour y prendre part. J’ai pris conscience que cette incertitude me pesait et je savais que l’escrime n’est pas un sport que l’on peut pratiquer indéfiniment. Je savais que j’avais besoin d’un plan B, c’est-à-dire, trouver une carrière.

J’aimais la souplesse qu’offrait le Programme du leadership des nouveaux diplômés de Bell. Comme je m’entraînais constamment, je n’avais pas acquis beaucoup d’expérience de travail. Le programme offrait la souplesse, le mentorat et le soutien nécessaires pour se découvrir soi-même tout en tirant parti de différentes possibilités au sein de l’entreprise.

Le processus de demande a exigé beaucoup d’efforts, mais dès que j’ai reçu mon offre, j’ai su que ce n’était pas ce que je voulais, du moins pour le moment. Heureusement, Bell était prête à m’accommoder et m’a permis de reporter mon acceptation après les Jeux de Rio. Ce faisant, elle m’offrait un filet de sécurité. Un grand nombre d’athlètes n’ont pas cette chance; ils n’ont pas de plan B.

Bell : Quelles sont certaines des compétences que vous avez développées en tant qu’escrimeur et que vous avez pu mettre en pratique dans votre vie professionnelle?

JP : Certaines des compétences les plus utiles sont d’être capable de traiter avec les gens, de gérer les émotions et les attentes, d’être capable de persévérer et d’avoir de la détermination. L’escrime est un sport très stratégique et par conséquent, j’ai beaucoup de facilité à saisir les situations et à lire les gens. Il est important de savoir lire son adversaire, de comprendre ce qui se passe autour de soi et de s’adapter. C’est très chouette parce que je peux trouver des façons de mettre ces connaissances en pratique ici chez Bell et m’en servir pour me rendre utile au sein de l’équipe.

Bell : Décrivez-nous ce que cela fait de revêtir un uniforme d’Équipe Canada et de représenter votre pays aux Jeux olympiques?

JP : J’ai eu la grande chance d’être le premier à porter la tenue de la cérémonie d’ouverture, parce que l’un de mes commanditaires était la Baie d’Hudson. Revêtir l’uniforme est une sensation surréelle. Puis lors de la cérémonie d’ouverture, quand j’ai pu marcher devant mes parents, mes amis, ma famille et mes supporteurs, j’ai été très ému. J’ai certainement essuyé quelques larmes.

Bell : Quels autres passe-temps ou passions avez-vous en dehors de l’escrime?

JP : Je regarde beaucoup de combats d’arts martiaux mixtes, j’adore les balados de développement personnel, j’essaie de m’adonner à d’autres sports comme le squash, et j’aime également redonner aux plus jeunes générations. Quand on devient un athlète olympique, on développe la capacité de vraiment aider les autres. Je veux me consacrer davantage à ce genre de choses – donner des conférences, faire du mentorat, redonner. Non seulement on aide les autres, mais cela nous motive à faire de notre mieux quand on sait que l’on sert de modèle à quelqu’un.

Bell : Avez-vous des conseils à donner à d’autres athlètes ou jeunes professionnels qui tentent de trouver un équilibre entre leur travail et d’autres passions dans leur vie?

JP : Ne perdez jamais vos objectifs de vue et établissez clairement vos priorités. Je ne crois pas aux sacrifices – il n’y a que des décisions. Prenez vos propres décisions et respectez-les. Au final, peu importe ce qui arrive, vous ne pourrez blâmer personne d’autre que vous. Ce qui doit arriver arrivera, et vous pourrez toujours réévaluer et essayer de nouveau.

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