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Le cinéaste Larry Weinstein nous parle du documentaire « Clara’s Big Ride »

Publié 26 January, 2015 dans Bell Cause pour la cause par 0

Larry Weinstein est l’un des cinéastes les plus créatifs et les plus accomplis du Canada. Bien qu’il ait consacré la plupart de ses œuvres au monde de la musique, Larry Weinstein s’est également signalé par la création de docudrames comme « Inside Hana’s Suitcase », l’émouvante histoire d’une jeune Tchèque victime de la Seconde Guerre mondiale. On lui doit aussi « Our Man in Tehran », un film de 2013 coréalisé avec Drew Taylor, qui explore la crise des otages iraniens de 1979 et le rôle prépondérant joué par le Canada, qui était largement passé sous silence dans le film « Argo » de 2012. Dans chacun de ses films, Larry trouve le moyen de repousser les limites du documentaire traditionnel afin d’offrir une expérience novatrice et dynamique aux auditoires de partout dans le monde.

Cinéaste reconnu pour son aptitude à raconter des histoires, Larry Weinstein a été choisi pour filmer le périple de 11 000 km à travers le Canada de Clara Hughes, six fois médaillée olympique et porte-parole de Bell Cause pour la cause. Dans « Clara’s Big Ride », Weinstein relate le combat personnel livré par Clara contre la dépression, dans l’espoir d’amener d’autres Canadiens à parler ouvertement de leur lutte contre la maladie mentale.

1. Qu’est-ce qui vous a incité à tourner ce documentaire?

À l’encontre de la plupart de mes films, « Clara’s Big Ride » n’est pas une idée de moi. J’ai été invité à le réaliser par le producteur, qui connaissait « The 13th Man », un film sur les Roughriders de la Saskatchewan et leurs partisans que j’ai réalisé pour le compte de TSN. Comme Clara, une héroïne du sport, est le sujet de cette épopée à travers le Canada, on pourrait maintenant me voir comme un cinéaste du monde du sport, ce qui me fait sourire car presque tous mes films des 30 dernières années ont porté sur la musique classique.

Cela dit, dès que j’ai entendu parler du Grand Tour de Clara et du puissant message de cette aventure, je n’ai pu résister à la tentation de faire ce film. C’est un sujet d’une importance cruciale, et je suis extrêmement honoré d’avoir passé la dernière année à y travailler.

2. Vous avez vu de près la réaction des gens durant le Grand Tour. Qu’avez-vous retenu?

Au fil du parcours, les gens étaient vraiment émus, parfois aux larmes, de la disponibilité, de la franchise et de l’intégrité de Clara. Beaucoup ont connu de graves problèmes de santé mentale et ont passé l’essentiel de leur vie à les combattre, et la présence de Clara semblait accroître leur détermination à vaincre les préjugés ayant porté ombrage à leur vie ou à celle de leurs proches.

Dans son parcours de ville en ville et de communauté en communauté, Clara n’apparaissait jamais comme une supervedette porteuse d’une cause quelconque à défendre. Elle était perçue comme une simple membre de l’auditoire, ayant vécu ses propres problèmes et proposant, comme première étape, de s’ouvrir et d’en parler. Une démarche vraiment inspirante!

3. Quelle leçon principale aimeriez-vous que les spectateurs retirent du visionnement du film?

Ce film montre des personnes humaines et leurs histoires. Il parle du pouvoir de la parole, de la lutte contre la stigmatisation, de l’importance de demander de l’aide et du soutien que chacun peut apporter. Il porte sur l’incroyable effort de Clara Hughes – une grande Canadienne et un être exceptionnellement généreux – et sa volonté de faire bouger les choses afin qu’un jour, nous puissions vivre dans un Canada exempt des préjugés entourant la santé mentale.

J’espère que ce documentaire livre un message clair à ceux qui souffrent en silence : n’hésitez pas à parler et à demander de l’aide. Et à ceux qui croient à tort qu’ils ne sont pas touchés: faites preuve de compassion, parce que le problème est très réel et nous concerne tous.

4. Comment avez-vous abordé ce projet du point de vue créatif? Aviez-vous un scénario en tête avant de tourner, ou votre idée s’est-elle faite au fil du parcours?

« Clara’s Big Ride » a été pour moi l’un des films les plus simples à aborder, car il n’exigeait pas une importante conceptualisation créative. Le projet ne reposait pas sur un scénario ou un concept préalable; en fait, nous ne voulions pas même savoir à quoi ressemblerait le résultat. Le projet comportait trop de variables pour inspirer une « vision d’auteur ». Nous avons décidé au départ de suivre le parcours de façon linéaire et d’alterner les séquences entre le périple à vélo et les histoires des jeunes Canadiens rencontrés d’étape en étape. J’ai demandé au conjoint de Clara, Peter Guzman, de tenir un journal personnel de Clara pour nous donner accès aux réflexions de Clara tout au long du voyage de 110 jours. D’emblée, nous savions que ce devait être une histoire à caractère humain, et non un film axé sur les statistiques de l’exploit accompli.

Notre plus grand problème, en fin de compte, a été d’avoir sous-estimé le contenu accumulé tout au long du parcours. Le sujet était si vaste et si fort que la tâche de ramener le tout aux 43 minutes requises s’est révélée quasi insurmontable. Heureusement, nous pouvions compter sur un des meilleurs monteurs au pays – Steve Weslak. Il nous a aidés à y voir clair tout au long du projet, même quand nous tournions encore.

5. Quel est votre moment le plus mémorable de cette expérience?

Question difficile… il y a eu tellement de moments forts. Le Grand Tour a été une aventure incroyable. Côtoyer Clara et Peter de si près a été une expérience unique. D’une certaine façon, parce que nous avions décidé de puiser notre inspiration dans le message du Grand Tour plutôt que dans le périple à vélo lui-même, et donc d’accorder priorité aux nombreux jeunes partageant leurs expériences, l’émotion était toujours présente. Il y a eu tant de moments bouleversants. Dans le film, Clara mentionne que les histoires qu’elle entend ne font pas qu’entrer par une oreille et sortir par l’autre – elles lui vont droit au cœur. C’est un sentiment partagé, je crois, par tous les membres de l’équipe.

Peut-être que l’aspect qui nous a le plus touchés est le courage des gens que nous avons interviewés – dont plusieurs racontaient leurs histoires publiquement pour la première fois. Après une profonde respiration, ils faisaient ce qui, selon eux, devait être fait; ils témoignaient de façon très intime, s’ouvrant parfois sur les détails les plus douloureux de leur maladie. Dans mon rôle de réalisateur et d’interviewer, je devais me retenir pour ne pas verser de larmes. Je n’ai jamais vécu rien de pareil et, pour moi, cela reste l’élément le plus mémorable de la création de ce film.

Vous voulez voir le documentaire de Larry Weinstein? Regardez Clara’s Big Ride, qui sera diffusé lors de la Journée #BellCause pour la cause, le 28 janvier sur CTV, CraveTV et CTV2 à 19 h HE/HP. Pour en savoir plus, visitez « Clara’s Big Ride » sur le site Web de CTV.

Joignez-vous à la conversation lors de la Journée Bell Cause pour la cause.

Le 28 janvier, pour chaque message texte envoyé et chaque appel sans fil ou interurbain effectué par les clients de Bell Canada et de Bell Aliant, chaque tweet utilisant le mot-clic #BellCause et chaque partage Facebook de l’image Bell Cause pour la cause sur Facebook.com/BellCausePourLaCause, Bell versera 5 cents de plus à des programmes de santé mentale au pays.

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