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Apprendre à s’accepter et aller de l’avant : Darshak Zala

Publié 12 January, 2018 dans Bell Cause pour la cause, French, Uncategorized par 0

Darshak Zala est âgé de 25 ans et a déjà souffert d’anxiété et de dépression. Durant les dernières années, il a dû apprendre à vivre avec la maladie mentale, et maintenant, il travaille activement afin de lutter contre la stigmatisation entourant la maladie mentale. Nous avons discuté avec Darshak, qui nous a avoué avoir eu de la difficulté à accepter son diagnostic, mais qui a ensuite réussi à trouver la force nécessaire, non seulement pour faire la paix avec sa maladie, mais également pour en parler ouvertement dans l’espoir de changer les choses pour d’autres personnes aux prises avec de tels problèmes. 

Quand vos problèmes d’anxiété et de dépression se sont-ils manifestés pour la première fois, et comment avez-vous réagi?

En grandissant, j’ai déménagé plusieurs fois avec ma famille. Quand venait le jour du déménagement, je devenais anxieux et renfermé. Mon anxiété s’est calmée durant mes études collégiales, mais elle est revenue lors du décès de mon grand-père, dont j’étais très proche, puis lorsque j’ai quitté Houston pour aller vivre au New Jersey sans ma famille.

Je n’ai pas fait appel à mon médecin ou à mon psychothérapeute pour obtenir de l’aide, mais j’ai fini par le faire lorsqu’un de mes très bons amis s’est tué dans un accident de voiture. J’avais de la difficulté à accepter mon diagnostic d’anxiété et de dépression. Cela m’a pris beaucoup de temps avant d’apprendre à m’accepter et d’en parler à mes proches.

Vous avez parlé d’un problème en lien avec votre côté perfectionniste. Pensez-vous que cet élément a pu vous empêcher de demander de l’aide?

Absolument. Je m’étais fait une idée précise de la façon dont je voulais mener ma vie, et souffrir d’anxiété et de dépression ne faisait pas partie de mes plans. J’aime être en contrôle de la situation. Lors de mes périodes d’anxiété et de dépression, je ne me sentais pas en contrôle, et je n’étais pas du tout habitué à cela. Durant ces moments, mon idéal de perfectionnisme disparaissait.

À quel moment avez-vous décidé qu’il était temps de demander de l’aide?

J’ai décidé de demander de l’aide quand j’ai constaté d’importants changements physiques, comme la perte d’appétit, l’hypertension, la perte rapide de poids, et des habitudes de sommeil irrégulières. J’ai aussi pris conscience de changements sur le plan émotif, et je n’avais plus de plaisir à faire certaines choses que j’aimais auparavant. Quand j’ai vu que la situation perdurait après le décès de mon ami, j’ai compris que je ne pouvais plus continuer à vivre de cette façon et que je méritais mieux que cela.

Comment en êtes-vous venu à accepter votre diagnostic et à réaliser qu’il n’y avait pas de honte à souffrir de problèmes de santé mentale?

J’ai mis du temps à accepter et à comprendre que mes problèmes de santé mentale n’avaient rien de honteux. J’ai appris que mon père avait également souffert d’anxiété et de dépression quand il était dans la vingtaine, tout comme moi. Quand j’ai su qu’il avait vécu une expérience très semblable à la mienne, en Inde, à une époque où, en général, les problèmes de santé mentale n’étaient pas reconnus dans le milieu familial et social, cela m’a inspiré et m’a aidé à devenir plus fort. Mes bons amis m’ont également aidé à me sentir mieux accepté. Enfin, j’ai fait la découverte de nombreux auteurs, conférenciers et motivateurs qui ont appris à faire face à leurs problèmes d’anxiété et de dépression et à en triompher, comme Tony Robbins, Victor Frankl et Brene Brown, pour n’en nommer que quelques-uns.

Quels livres, films ou médias vous ont aidé dans votre cheminement vers le mieux-être?

Le livre Man’s Search for Meaning de Victor Frankl m’a beaucoup inspiré. Cet homme a subi de la torture et des traitements inhumains au camp de concentration d’Auschwitz, et malgré cela, il est parvenu à se doter de la détermination et de l’optimisme nécessaires pour éventuellement partager ses expériences et parler de la force psychologique qui réside en chacun de nous. Je suis en train de lire un autre livre intitulé The Elephant Chaser’s Daughter, de Shilpa Anthony Raj. Dans cette biographie, l’auteure parle de son enfance en tant qu’« intouchable » (les intouchables sont des personnes affectées aux tâches et aux métiers les plus déplaisants). Elle a ensuite eu la chance de recevoir une éducation, et elle a entrepris de lutter contre les inégalités sociales afin de devenir une source d’inspiration pour tout son entourage.

L’une des citations de film que je préfère et qui m’inspire le plus vient du film Rocky. À un certain moment, Rocky dit ceci à son fils : « L’important n’est pas de frapper dur, c’est d’être capable d’encaisser les coups les plus durs et de continuer. Voilà comment on gagne un combat. » Cela témoigne du fait que dans la vie, il y aura toujours des obstacles, mais l’important n’est pas d’être le plus fort et de les abattre, c’est d’avoir assez de volonté pour se relever quand on tombe. C’est déjà un acte héroïque en soi. Quand il m’arrivait de tomber durant les moments plus anxieux et dépressifs, je me disais que j’avais moi aussi la force nécessaire pour me relever et aller de l’avant.

Quoi d’autre vous inspire à faire de votre mieux et à continuer de garder espoir tous les jours?

L’entraînement musculaire au centre de conditionnement est en grande partie responsable de mon mieux-être physique et mental. Faire de l’exercice physique dans le but d’obtenir des résultats m’aide à réduire mon anxiété et mon stress, et mon humeur est bien meilleure après les séances d’entraînement. L’entraînement fait partie de ma routine quotidienne pour favoriser mon bien-être, et je suis très heureux de pouvoir m’y adonner.

Si vous deviez transmettre un message à une personne qui souffre de problèmes de santé mentale, que lui diriez-vous?

Ce ne sont pas vos problèmes de santé mentale qui vous définissent, mais la façon dont vous les surmontez. Face à de telles difficultés, nous possédons tous la force nécessaire pour nous tenir debout et passer au travers. Si vous demandez de l’aide, l’univers se mettra en branle pour vous aider, que ce soit par l’intermédiaire de votre famille, de vos amis ou d’étrangers. Vous n’êtes pas seul dans ce combat; d’autres personnes luttent comme vous et peuvent devenir vos alliés. Il vous suffit de demander de l’aide, et vous en recevrez plus que vous imaginez. Je vous le garantis.

Darshak Zala raconte son histoire en vue de la Journée Bell Cause pour la cause qui se tiendra le 31 janvier 2018. Joignez-vous à la conversation lors de la Journée Bell Cause pour la cause pour mettre fin aux préjugés et augmenter les sommes que Bell consacre à des initiatives en santé mentale.

Le 31 janvier, pour chaque message texte envoyé et chaque appel interurbain ou mobile effectué par les clients de Bell Canada, de Bell MTS et de Bell Aliant, chaque tweet utilisant le mot-clic #BellCause, chaque visionnement de la vidéo dans les médias sociaux et chaque utilisation du filtre Facebook ou Snapchat, Bell versera 5 cents de plus à des programmes canadiens de santé mentale.

 

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